Selon un rapport récent du Comité panafricain du commerce et de l’investissement du secteur privé (PAFTRAC), 80 % des entrepreneurs en Afrique estiment que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) aura un impact positif sur leurs entreprises. L’enquête, réalisée auprès de plus de 1000 dirigeants d’entreprises dans 46 pays africains, principalement des petites et moyennes entreprises (PME), révèle que 56 % prévoient un effet « très positif » du marché commun africain sur leurs activités, tandis que 24 % s’attendent à un impact « modérément positif ».
Les avantages les plus cités de cet accord de libre-échange incluent l’augmentation de la taille du marché (45%), de nouvelles opportunités d’investissement (25%), et un meilleur accès aux matières premières et aux intrants (15%). Cependant, 1% des répondants craignent un impact négatif en raison de préoccupations liées à une concurrence accrue et à la levée potentielle des barrières commerciales.
Les dirigeants d’entreprise expriment également des inquiétudes quant aux menaces associées à ce marché commun, telles que la concurrence accrue, une protection plus stricte de la propriété intellectuelle et du droit des marques, ainsi qu’une possible augmentation des taxes due à la perte de recettes tarifaires.
En ce qui concerne les obstacles actuels à l’exportation vers d’autres pays africains, les chefs d’entreprise mentionnent l’absence d’informations sur les opportunités sur d’autres marchés, des contrôles douaniers inutiles et une collecte excessive de données et de documents.
Le rapport souligne également un accès limité à l’information, avec 84,8 % des dirigeants d’entreprise indiquant que leurs entreprises n’ont pas participé à des consultations ou des négociations liées à l’accord de libre-échange, et 92,8 % déclarant ne pas avoir encore reçu de soutien pour tirer parti des opportunités offertes par ce marché de 1,3 milliard de consommateurs.
Kelly Lando